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   Julie
 dans  Tribunes
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Tribune de Louis Vareille : des réunions, pour transformer vos rêves en projet

Qui est Louis Vareille ?

Louis Vareille est aujourd’hui président de l’École Internationale de Réuniologie. Ancien cadre dirigeant, il a exercé des responsabilités internationales dans des grandes entreprises agro-alimentaires. Désormais “réuniologue”, il accompagne les organisations pour faire de chacune de leurs réunions un moment à la fois productif, engageant et apprenant.

La réunion, c’est sa passion !

Pourquoi la Réuniologie ? En voilà une bonne question

Personne ne va contester le point de départ. Les mauvaises réunions constituent un fléau dans beaucoup d’organisations. Tout d’abord pour le temps qu’elles font perdre. Mais plus encore pour l’impact que leur mauvaise qualité peut avoir sur le moral des individus.

« Je sors d’une réunion consacrée au projet Moulinard*. Mon boss m’y a envoyé pour que je puisse le maintenir au courant. J’ai observé pendant deux heures Michel et Florence se bagarrer avec l’équipe digitale. Et je suis bien incapable de dire s’ils étaient vraiment d’accord sur les décisions qu’ils ont fait semblant de prendre. J’aurai mieux fait de m’occuper de mes projets plutôt que surveiller ceux des autres… » * clin d’œil aux excellentes chroniques de Laure CLOSIER sur BFM TV.

Cela vous dit quelque chose ? Sans doute parce que je suis d’un naturel impatient et n’aime pas perdre mon temps, mais plus encore car j’aime voir avancer les choses, cela fait des années que j’ai développé une exigence pour les réunions auxquelles je participe, et une intransigeance pour celles dont j’ai la responsabilité.

Depuis maintenant quarante ans j’observe des réunions.

Celles des autres, mais aussi les miennes. J’active le Mode Skype que j’ai décrit en 2017 dans un livre. En réunion, je mets de la conscience sur ce que je fais, sur ce que je ressens et sur ce que je vis. Cela me donne beaucoup d’idées. Notamment cela m’a permis de découvrir, de tester puis de modéliser des bonnes pratiques qui permettent de réussir une réunion.

Ainsi, depuis longtemps, à chaque fois que je démarre une réunion, je me mets sous pression et me dis : « Que dois-je faire pour que le temps que les participants ont bien voulu m’offrir soit utilisé au mieux ? » Quand je fais les comptes, ce n’est pas moins de 12 000 réunions que j’ai eu la chance d’animer pour travailler « mon geste ».

À un moment où le temps de « cerveau disponible » est devenu une denrée rare, il est de plus en plus inconvenant de le gâcher.

Ce ne sont pas les nouvelles générations de managers qui vont me contredire.

Après 30 ans passés dans l’industrie agro-alimentaire, dont 26 ans dans le groupe DANONE en France et aux Pays Bas, j’ai décidé en 2017 de créer l’École Internationale de Réuniologie. Depuis maintenant trois ans, j’accompagne une grande diversité d’organisations qui ont mal à leurs réunions.

« Simple et révolutionnaire » m’a écrit récemment une dirigeante.
« Tu nous secoues. Mais cela nous fait avancer » m’a écrit un autre.

En réalité, rien de bien compliqué. J’essaie juste de donner envie au plus grand nombre de mettre en œuvre de manière consciente et disciplinée des gestes simples.

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Plusieurs éléments troublent quiconque prend le temps de s’intéresser aux réunions

Tout d’abord le fait que ni les universités, ni les grandes écoles ne délivrent de formation à la conduite de réunion. Cette carence est sans doute liée à la conviction qu’il s’agit d’une activité tellement naturelle qu’elle ne nécessite pas d’être enseignée. Or, 25% minimum des 40 années de vie professionnelle d’un manager seront passés en réunion. Est-ce que cela ne pourrait pas justifier un peu de formation ? Notamment pour permettre d’acquérir des pratiques uniformisées et ainsi éviter que chacun réinvente la roue.

Je dis souvent : « la Réuniologie devrait être aux Écoles de Management, ce que la Pédologie (l’étude des sols) est aux Écoles d’Agriculture »

De même, je m’avoue surpris de rencontrer des organisations dans lesquelles il existe un consensus sur le fait que les réunions sont de mauvaise qualité. Et en même temps constater que rien n’est réellement mis en œuvre pour remettre en question la situation. La médiocrité est devenue la norme. Voire pire, la réunion devient un lieu protégé pour rattraper ses emails en retard.

« Arrêtez de pleurnicher. Agissez. »

En réalité, il n’y a rien de mieux que les réunions pour faire d’un rêve individuel, un succès collectif.

La réunion est le lieu et le moment idéal pour embarquer un groupe, activer des compétences diverses, les mettre en résonance, décider des actions, les ajuster après les avoir revues, et enfin célébrer les succès.

Maitriser les gestes qui permettent de rendre efficaces les réunions est ainsi un atout clé pour quiconque désireux de faire avancer des projets.

Puis je pousser un peu plus loin ? La Réuniologie devrait être reconnue d’utilité publique. Car elle donne des clés pour réaliser des rêves, notamment s’ils sont collectifs.

En savoir plus sur la Réuniologie.

 

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