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   Oriane Miton
 dans  Conseils
4 minutes

L’impact de la pandémie sur les jeunes générations

La pandémie de covid-19 a eu conséquences planétaires. Alors que les jeunes sont les individus les moins touchés par les répercussions sanitaires du virus, ils sont ceux pour qui les impacts psychologiques ont été les plus considérables. Soucieux de l’avenir économique, écologique, sanitaire et financier, cette “génération sacrifiée” n’est pas sans inquiétude sur son futur. 

Entre angoisse, stress, anxiété et perte de repères 

Perte de repères sociaux 

L’isolement, l’éloignement et les diverses quarantaines ont entrainé une hausse spectaculaire des troubles psychopathologiques depuis le premier confinement de mars 2020, et cela, à travers le monde entier. 

Même si c’est la moins touchée par le virus, la génération Z, soit les 18-24 ans, est l’une des générations les plus affectées par les répercussions sociales et psychologiques de la pandémie. 

D’après une enquête réalisée aux États-Unis et publiée dans la revue The Lancet, les enfants mis en quarantaine, sans pouvoir aller à l’école obtenaient un score de stress post-traumatique quatre fois plus élevé que ceux non isolés ! À une période où les natifs des années 2000 sont en pleine construction de leur identité, certains cas de véritable détresse ont été détecté.

Parmi les individus de la génération Z, trois jeunes sur quatre déclarent avoir ressenti un impact psychologique significatif (anxiété, dépression) contre 30 % après 45 ans, et même seulement 15 % après 65 ans.

En effet, les humains ont la particularité d’être civilisés. Cette caractéristique explique les raisons pour lesquelles un environnement anxiogène nuit à une grande majorité des individus qui, pour beaucoup, ont eu du mal à s’adapter à une situation qu’ils n’avaient jamais rencontré auparavant. 

Également appelée la “génération sacrifiée”, les jeunes d’aujourd’hui tente malgré tout de se construire avec toutes les difficultés auxquelles ils doivent faire face. Et cela dans un seul but, avancer, coûte que coûte, malgré avoir dû tirer un trait sur une partie de leur jeunesse et de leur construction sociale et identitaire

Peur de l’avenir économique et professionnel

Dans ce contexte de crise sanitaire, trois jeunes sur quatre sont anxieux au sujet de leurs perspectives professionnelles. En effet, le manque de stabilité, l’augmentation de la précarité et la difficulté à se projeter dans un avenir lointain, créer, chez la génération Z, un stress qui n’existait pas autrefois. Entre perte d’insouciance et apparition de nouveaux problèmes économiques et sociaux, beaucoup de jeunes se trouvent confrontés à angoisses et préoccupations quotidiennes. 

Perte d’emploi, chômage partiel, aides financières de l’État… cette frayeur de l’insécurité et l’angoisse de la perte d’autonomie face à sa sécurité financière a des conséquences importantes sur la motivation, l’engagement et le bien-être des individus. 

D’ailleurs, le marché de l’emploi parle de lui-même : entre janvier et avril 2020, 65 % du volume d’offres d’emplois destinées aux jeunes de moins d’un an d’expérience s’est effondré, selon l’Association pour l’emploi des cadres (Apec). 

Vers une nouvelle vision du sens du travail et de la société

L’ensemble de ces bouleversements (psychologique, économiques, sociaux, professionnels et organisationnels) ont été le déclencheur d’une nouvelle approche qui ont modifié les perceptions au sein du monde du travail. 

En effet, avant la crise, une minorité de Français (11%) considéraient que le sens de son travail pouvait être la cause d’un certain mal-être. Depuis la crise sanitaire et la perte de repères quelle a engendré, les individus ont eu besoin de retrouver un véritable sentiment d’utilité. 

Aujourd’hui, d’après une publiée par Yougov, 55 % des personnes interrogées réfléchissent sur le sens de leur travail, voire de leur utilité depuis le début de la pandémie. Ce chiffre monte à 61% chez les 18-24 ans (alors que pour rappel, il était très faible avant la crise sanitaire). 

Parmi ces Français qui se questionnent sur leur vision du travail, un quart souhaite “faire quelque chose pour changer son quotidien”. Cela peut se traduire par la recherche de nouvelles responsabilités, la concrétisation de nouveau projet, voire une envie de reconversion.

La génération Z se trouve encore une fois au cœur de ces problématiques. Alors qu’ils tentent de construire leur avenir et de trouver leur voie, de nouveaux enjeux sont à prendre en compte pour être réellement épanoui. Alors, au-delà du point de vue strictement financier, cette génération a pour ambition d’être à “la place qu’elle mérite” pour se sentir en accord avec ses ambitions, ses questionnements et ses aspirations. 

Outre les préoccupations liées du monde du travail, cette génération, découragée, mais pas abattue a su trouver la force de se battre pour de nouvelles causes. En effet, la crise a joué un rôle d’accélérateur dans les questionnements écologiques et environnementaux et a créé un sentiment fort d’urgence. Ce sentiment a amené beaucoup de jeunes à adopter certaines positions militantes (pour l’environnement, pour leurs droits etc) dans l’objectif de pouvoir peser dans les discussions politiques. 

Plus engagée dans ses réflexions et ses décisions, mais également plus fragile dans un monde qui baigne dans l’incertitude, la génération Z évolue dans une société particulière qui tente de se réinventer pour s’adapter à de nouveaux enjeux. Face à la crise, cette génération est aux avant-postes pour comprendre et gérer de nombreux défis urgents dans l’espoir préparer et améliorer le monde de demain. 

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