Une idée pour un brainstorming efficace et innovant : et si vous faisiez émerger des questions ?

Durant l’un de ses cours de sociologie au MIT, Hal Gregersen a tenté de résoudre, avec ses étudiants, un problème complexe. Mais son groupe s’est trouvé dans une impasse : les idées étaient sans grand intérêt. Hal Gregersen proposa alors de poser des questions plutôt que proposer des solutions. Avant de mettre fin à la séance, il leur demanda d’arrêter de chercher des solutions et de commencer à questionner le sujet.

Ce qui était une tentative assez désespérée s’est transformée en un succès inattendu !

Cette activité a permis d’ouvrir de nouvelles pistes de réflexion et d’identifier de nouveaux leviers d’action. Suite à ce succès, Hal Gregersen a théorisé et développé ce modèle auprès d’entreprises de renom telles que Chanel, Danone, Disney, entre autres, afin d’identifier le format le plus efficace pour faire émerger les bonnes questions.

Voici, en trois étapes, comment organiser ce brainstorming.

Introduisez le sujet avec énergie

Vous devez être dynamique et transmettre cette énergie à vos participants. Il faut donc que vous maîtrisiez sur le bout des doigts votre sujet et qu’il vous passionne. Pourquoi est-ce important ? Car vous devez intéresser au point de générer des interrogations. Plus facile à dire qu’à faire !

Transmettre vos énergies positives à vos collaborateurs est primordial afin d’inciter une participation franche. D’un autre côté, cette méthode présente un avantage considérable : le questionnement permet de garder pour soi son propre point de vue. Il n’y a pas de prise de position par des affirmations, ce qui a tendance à faciliter la communication et créer un climat de confiance tout en réduisant l’angoisse que peuvent avoir vos collaborateurs lors d’une prise de parole en public.

Justement, pour que la prise de parole se fasse naturellement, limitez le nombre de participants. Un groupe trop large risque de créer des périodes de brouhaha au cours desquelles vous pourriez subir une perte d’attention.

Qui inviter à mon brainstorming ?

En petit comité, il est conseillé d’inviter des collaborateurs qui ont déjà travaillé sur ce challenge et dont les conceptions et des compétences diffèrent des vôtres. Ajoutez deux ou trois personnes sans lien direct avec le projet afin d’obtenir un regard neuf.

La présentation du challenge doit être succincte : en moins de deux minutes ! Hal Gregersen recommande de raccourcir au maximum cette introduction pour éviter les détails inutiles. Ils débouchent généralement sur des pistes de questionnement prédéfinies qui risquent de réduire le champ de réflexion de vos participants. Passez en revue les informations clés du challenge puis présentez le livrable attendu (un compte rendu le plus souvent) et expliquez la raison du blocage.

Avant de rentrer dans le vif du sujet et de commencer votre brainstorming, Hal Gregersen procède à un bilan émotionnel des participants.

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Brainstormez !

La période de réflexion est de 4 minutes pendant lesquelles vos collaborateurs doivent générer un maximum de questions. Hal Gregersen a constaté qu’en définissant une période de réflexion assez courte et des objectifs élevés (établir un minimum de 15 questions), ses participants se sentaient sous pression. Cette contrainte évite au groupe de divaguer.

Afin de favoriser le bon déroulement de cette période , définissez un cadre strict afin que chacun réfléchisse calmement : informez vos participants qu’il est proscrit de répondre aux questions des autres. C’est un réflexe qu’il faut contenir car cela risque de concentrer la discussion autour d’une seule question tout en vous faisant perdre un temps précieux.

Plus les questions sont étonnantes et provocatrices, mieux c’est !

Toutes les questions doivent être rassemblées, sans exception ! Afin de faciliter ce processus, vous pouvez utiliser le Brainstorming sur Beekast. Vous ou votre modérateur se chargera de noter toutes les questions dans une colonne “Questions en vrac” qui auront été posées par vos collaborateurs pendant les 4 minutes de brainstorming.

Au terme de ce brainstorming, prenez la température émotionnelle. Il a été prouvé que la créativité est plus florissante lorsque les invités ont un état d’esprit positif à l’égard du challenge. Hal Gregersen recommande de renouveler le brainstorming si jamais vous vous apercevez que vos participants n’étaient pas dans le meilleur état d’esprit possible.

Identifiez une piste et concentrez vous dessus !

Reprenez l’intégralité des questions qui ont fait surface et faites le tri. Cette dernière étape n’implique pas nécessairement vos participants. Toutes les questions ne sont pas bonnes à retenir, mais selon Hal Gregersen : dans près de 80% des cas, au moins une question permet de voir le challenge d’un œil nouveau et d’envisager de nouvelles solutions.

Cet exercice vous permet d’identifier les questions sous-jacentes à votre problème ou votre besoin d’innovation. Les solutions sont souvent évidentes, mais si elles devaient donner lieu à une nouvelle résolution de problème, proposez un autre exercice (Les 5 pourquoi ou Un brainstorming pop-corn) !

La valeur de cette activité n’est pas l’idéation, mais bien l’identification de questions sous-jacentes à un problème. Votre atout majeur durant ce type de brainstorming est bien la perception et la sensibilité des participants qui permettent l’émergence de nouveaux leviers d’action pour la résolution du problème.
Si vous le souhaitez, vous pouvez lire l’article complet d’HBR en anglais en cliquant ici.

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